Dieu en prison

Ici nous trouverons quelques textes marqués par l’univers carcéral

  

Dieu vient en silence   Derrière ces murs élevés par des hommes pour enfermer leurs semblables, d’autres  hommes attendent un « je ne sais quoi » qui leur fasse du bien. Dieu emprunte toutes sortes de chemins pour venir jusqu’à eux. Dieu leur offre le visage des autres pour qu’ils y découvrent le sien. 

Des bruits de toutes sortes viennent d’ « on ne sait où ». Portes qui claquent, bruits de pas dans les couloirs, cris des autres étouffés par les pierres, protestations véhémentes venues de loin, pleurs des clés qui n’en peuvent plus de meurtrir des serrures…   Peut-on te reconnaître  dans tous ces bruits ?   Es-tu aussi dans ce vent coulis qui parcourt les couloirs ou dans ce soleil qu’on ne voit pas, mais dont la chaleur insupportable se répand dans les cellules ?   Dieu est partout dit-on, mais il n’est pas dans ce qui meurtrit les hommes.   

Il vient subrepticement, sans qu’on y prête attention. Aucun bruit précurseur,  mais un commencement de douceur qui se heurte à un cœur trop dur encore pour se laisser pénétrer.   Dieu est assez patient pour revenir autant de fois que nécessaire. Dieu revient comme un Père aimant pour celui qui l’attend

 

PRIERE : prison 9

 

Quand la porte se referme sur moi et que je me retrouve face à moi-même, Seigneur viens vers moi. Je t’attends.

 

Pardonne-moi à l’avance si je ne sais pas te prier comme il faut. On ne me l’a jamais appris. Je ne sais même pas comment j’ai pris conscience  que tu pouvais venir vers moi, mais maintenant je suis sensible à ta présence dans ce lieu oublié de tous.

 

C’est peut-être parce que les hommes me rejettent, que j’éprouve le besoin de me rapprocher de toi, et pourtant, je ne sais rien de toi.

 

La seule chose dont j’ai vraiment conscience, c’est que tu viens vers moi d’une manière discrète. Tu pénètres dans ma cellule, je sens ton souffle sur mon visage et je prends conscience que tu es là.

 

Tu entends les paroles que je ne sais pas formuler mais qui s’expriment dans les pensées décousues qui traversent mon esprit.

Nul ne saura me priver de ces moments d’intimité que je partage avec  toi. Quand enfin je finis par m’assoupir, c’est en ta compagnie que je m’endors.

 

Compagnon discret de ma vie, visiteur infatigable de ma solitude, comment pourrais-je vivre  sans toi ? Dans l’intimité de mon âme je t’entends susurrer des mots  porteurs de pardon, d’amour et d’espérance.

 

 

 

 

 

 

   

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