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Jean 17 /9/15 Dieu est-il le réateur tout puissant? dimanche 24 mai 2020

Posté par jeanbesset le 23 mai 2020

Jean 17/ versets 9 à 15


09 Je ne te prie pas pour le monde mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi.
10 Tout ce qui est à moi est à toi et ce qui est à toi est à moi, et ma gloire est manifestée en eux.

11 Désormais je ne suis plus dans le monde, mais eux, ils sont dans le monde, tandis que je vais vers toi. Père saint, garde-les en ton nom, ce nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous.

12 Lorsque j’étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J’ai protégé ceux que tu m’as donnés et aucun d’eux ne s’est perdu, à part le fils de perdition afin que l’Ecriture soit accomplie.

13 Maintenant je vais vers toi et je dis ces paroles dans le monde afin qu’ils aient en eux ma joie, une joie complète.  

14 Je leur ai donné ta parole et le monde les a détestés parce qu’ils ne sont pas du monde, tout comme moi, je ne suis pas du monde.  

15 Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal.

 

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Sermon

 

Où que se porte mon regard, où que se diffuse ma pensée, où que je sois, où que j’aille, Dieu se trouve toujours sur le chemin que je parcours. L’immensité du monde ne lui fait nullement obstacle, l’infini des cieux ne dresse aucun rempart devant lui, la mort n’offre aucune barrière à son action.

Et moi, tout petit être vivant, j’existe face à lui. C’est ce Dieu qui prend en compte mon existence, comme il tient compte de chaque élément de l’univers pour permettre à la réalité sauvage du monde de jouer le jeu qui est le sien.

Dans ce contexte Dieu ne pourrait être vraiment Dieu s’il soumettait à sa fantaisie les éléments de la nature par une mainmise autoritaire qu’il exercerait sur elle, mais il laisse à la vie, dont il se veut le principe régulateur, la liberté de s’exprimer. Cependant, il ne reste pas extérieur à ce monde  et il lui propose, sans les lui imposer des principes pour que la vie s’épanouisse sans contrainte.

Le monde quant  à lui suit le cours des choses. Il obéit  à des règles de comportement selon lesquelles les lois du plus fort s’imposent toujours à celui qui est le plus faible. Celui-ci doit se soumettre ou se résigner à disparaître. Pourtant, contrairement au monde, ce sont d’autres principes qui émanent de Dieu. Ces principes, s’ils étaient suivis  pourraient réguler le monde autrement. Mais Dieu  ne les impose pas.

Ainsi, si tout ce qui est sauvage suit le cours de sa propre nature, et cela ne se passe pas sous le contrôle de Dieu. Les principes qui émanent de lui parviennent cependant  jusqu’à nous par le fait de son esprit qui souffle sur nous. Ils trouvent leur réalité dans la notion d’amour. Elle  se manifeste quand nous donnons de l’intérêt à tout ce qui n’est pas nous-mêmes. Ces principes, quand nous les adoptons  font de nous les éléments régulateurs du monde et permettent à tout ce qui est sauvage, de fonctionner avec harmonie dans ce vaste espace. Dieu a donc prévu que nous pourrions intervenir sur le cours des choses.

Au cours de l’évolution du temps, et grâce à l’action des prophètes, ces principes divins sont venus habiter la pensée des hommes dont le plus pertinent d’entre eux fut Jésus Christ.  La connaissance subtile de Dieu a façonné son âme. Elle l’a imprégné de tous ces principes divins dont on vient de parler à tel point que son action sur nous se confond avec celle de Dieu.  Face  à la violence du monde, il a choisi la mort pour révéler aux humains que Dieu s’offrait  à eux pour  la maîtriser. Quand chaque homme en prend conscience,  il devient  pour le monde,  régulateur des principes de Dieu. Le monde est alors habité par la pensée  divine dont il s’imprègne. C’est alors que la notion de  création prend toute sa réalité et devient effective en lui.

Si nous gardons les yeux fixés sur Jésus Christ, nous comprenons que la réalité de Dieu ne peut agir sur le monde que si  l’homme qui l’habite met en œuvre les principes issus de Dieu. Sans l’action de l’homme  qui se laisse visiter par Dieu, la nature évolue à sa guise  indépendamment de Dieu.  Mais c’est sous l’action de l’homme  qui met toute chose en tension,  que l’harmonie entre la nature et Dieu peut prendre place et offre un  destin au monde. Pour cela il doit mettre à sa disposition ce que Dieu lui inspire.

Il me plait de penser avec le philosophe Spinoza que Dieu et la nature font cause commune, mais ce n’est qu’éclairée par l’Evangile de Jésus Christ, que l’homme  peut s’offrir  à la nature comme un maitre potentiel. Dieu quant à lui ne se donne pas le droit  d’intervenir directement sur elle, mais il fait confiance à l’homme pour le faire.

Notre relation avec ce monde devrait se faire dans un climat d’harmonie dont Dieu serait à l’origine, et dont nous deviendrions les héros.

C’est alors qu’il faut que nous parlions de ce qui nous préoccupe en ce moment : le Covid 19 . Il paraît que nous devrions dire la Covid (L’Académie française dixit). Dieu n’ignore pas ce virus qui nous obsède, mais il ne l’a   pas créé. Il  a jailli, on ne sait comment des soubresauts incontrôlés de la nature et il s’en est pris à l’homme. Il n’échappe cependant pas aux principes régulateurs  qui émanent de Dieu selon lesquels des hommes  inspirés par Dieu le soumettront et l’amèneront à la raison. Ce virus  entrera alors dans ce principe de régulation harmonieuse qui émane de Dieu. Combien de temps cela prendra-t-il ? Dieu ne contrôle pas le temps dont les humains ont besoin, mais il veille pour que cela  s’accomplisse.

L’impuissance apparente qui est la nôtre à s’opposer à cette forme de mal déclenche en notre esprit une peur panique qui nous pousse à accuser Dieu d’impuissance ou à penser  qu’il serait animé d’un esprit  de vengeance.  Dieu répond cependant par la négative à ces soupçons  malveillants, car c’est la peur qui prend le pas sur notre raison et qui nous amène à réagir comme si Dieu n’était pas Dieu.

La vie se présente toujours à nous comme une aventure dont Dieu serait notre partenaire mais il ne serait pas responsable de la tournure que prennent les événements.  Nous trouvons en lui la liberté d’agir en responsabilité et  nous réagissons  en fonction de ce que notre esprit puise en lui.

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Sa présence en nous,  nous invite à vivre en harmonie avec la nature et non pas à l’exploiter à notre profit. Il nous appartient donc de ne pas enfermer la nature dans un déterminisme qui viserait à la mettre au service de l’humanité,  mais à faire d’elle  une partenaire de l’homme plutôt qu’une servante. C’est sans doute ainsi qu’il nous faut lire les récits de la création dans le livre de la Genèse. Amen

 

Ce sermon a été filmé pour les besoins de l’Eglise confinée de Romans sur Isère en cliquant sur www.templederomans.fr

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