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Exode 17/8-13 La présence de Dieu en nous dimanche 20 octobre 2019

Posté par jeanbesset le 3 octobre 2019


Alors Moïse dit à Josué: Choisis-nous des hommes, sors, et combats Amalek; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main.
Josué fit ce que lui avait dit Moïse, pour combattre Amalek. Et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline.
Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort; et lorsqu’il baissait sa main, Amalek était le plus fort.
Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre; et ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil.
Et Josué vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l’épée.

Moïse

 

A l’image de celle du peuple Hébreux,  la route du croyant n’est pas tracée à l’avance, au travers du désert qui est sa vie. Le désert réserve des embûches à quiconque entreprend de le traverser et la présence de Dieu devient pour lui source de sérénité. Mais comment  s’assurer de l’efficacité de cette aide, comment entendre la voix de ce Dieu qui, croyons nous, nous conduira fidèlement jusqu’au terme de notre vie ? Cette symbolique du désert qui  figure notre vie se retrouve dans de nombreux passages de la Bible. C’est dans le désert que les Hébreux ont trouvé la voie qui mène à Dieu. Jésus lui-même ne commencera  son ministère qu’après être sorti victorieux des pièges qui se dressèrent devant lui au désert et qui traceront en grande partie le visage du  Dieu qu’il tentera de nous faire connaître. C’est ce même Dieu dont nous cherchons sans cesse le profil pour construire avec lui notre vie en vérité.

Dieu ne se révèle pas à nous comme une évidence si bien que nous nous posons de nombreuses  questions à son sujet. Il ne s’impose pas à nous mais il nous provoque comme pourrait le faire le vent dans le désert qui peut souffler en bourrasques et construire des dunes de sables qui se dresseraient sur notre route. Il peut  aussi  nous caresser le visage comme ce souffle tiède qui  nous donne des sensations agréables ou qui assèche  les oueds et laisse les marcheurs assoiffés. Il peut aussi provoquer des pluies qui transforment en torrent ces mêmes oueds  dont les eaux emportent tout sur leur passage. Si Dieu se laisse percevoir  dans toutes ces manifestations du désert, il n’en est pas l’auteur. Il se tient cependant tout proche pour nous faciliter la tâche. Mais comment  agit-il ?

Cette question amène notre  esprit à suspendre parfois le cours de sa réflexion pour se demander si Dieu  ne vient pas habiter notre désert comme une puissance agissante qui nous prendrait en charge pour  guider nos pas. Nous nous demandons  aussi s’il n’y a pas un moyen de  discerner  sa trace comme le font les oies sauvages qui savent repérer les courants ascendants  qui les emportent sans encombre vers la destination de leurs migrations. N’y aurait-il pas pour les humains  des secours invisibles qui les prendraient en charge comme cela se produit pour les grands oiseaux migrateurs et derrière lesquels on pourrait percevoir une emprise généreuse de Dieu qui les guiderait. Dieu  agirait alors  en nous par des truchements invisibles mais efficaces ?

Si les oiseaux sont mentalement équipés pour lire leur route dans les étoiles, s’ils savent se laisser porter par les courants ascendants, il n’en est pas de même pour la relation de l’homme avec Dieu, car cette relation ne fonctionne pas  comme des automatismes bien réglés. Il ne vous a sans doute pas échappé que dans ce petit récit la seule intervention de Dieu est de dire à Moïse de consigner par écrit la relation de cette aventure car c’est à partir d’aventures vécues par les hommes qui nous ont précédés que Dieu nous permet de repérer comment il agissait en n’agissant pas vraiment et comment il se rendait présent sans qu’on le remarque. C’était sa façon de mettre de l’énergie dans la vie des hommes  qu’il fallait repérer. Il leur laissait percevoir l’espérance qui se dégageait de chaque situation et dans laquelle il manifestait sa présence

Dans le désert où nous sommes, nous savons qu’il y a des dangers cachés  dans les dunes. Ces dangers peuvent prendre des apparences humaines et tromper notre vigilance tel d’Amalec. (1) Dieu en est bien conscient. Pourquoi fallait-il se méfier d’Amalec ? Rien ne nous le dit vraiment.  Il se tiendra dans le désert, toujours prêt à bondir comme un chacal. Mais Dieu se tenait en éveil.  Il ne reste pas insensible au danger qui nous guette. Ici  Moïse mobilise  ses forces et on armée contre lui. Mais si Moïse veille, Dieu ne semble pas agir.   Face au péril Moïse se tient le bâton à la main. C’est ce bâton  qui sépara la mer en deux. C’est ce bâton qui impressionna le pharaon  qui refusait d’ouvrir  les portes du désert à ce peuple avide de liberté. C’est ce même bâton qui leur produisit de l’eau.

Mais Moïse est fatigué, le bâton n’exerce aucune magie, le miracle ne se produit pas et personne ne parle de Dieu. Certes, Moïse assis sur son rocher tient fermement le bâton levé en l’air pour que le peuple le voit en combattant et participe de loin à sa prière qui ne peut avoir lieu que si Aaron et Hour y participent à leur tour en le soutenant. On peut penser que Dieu exauce  cette prière collective en diffusant une forme d’énergie qui les stimule  quand  tous ensemble ils participent à cette forme de prière, les uns en combattant et les autres en levant les mains. C’est en réponse à la faiblesse et à la foi de Moïse que cette force  venue d’en haut se fait communicative. Apparemment Dieu ne fait rien, c’est le peuple lui-même qui agit par la foi et gagne le combat. Le bâton levé agit comme un étendard qui communique à ceux qui combattent cette force étrange qui émane de  Dieu.  Pour le moment Dieu reste invisible, il n’exerce aucun action personnelle  il n’existe que par l’énergie que manifeste les combattants.

Nous découvrons alors comme un début de réponse à la question que nous posions en commençant pour savoir comment il était possible de percevoir la présence de Dieu. Il n’est présent que dans la vaillance dont font état les soldats de Josué. Ceux qui nous ont transmis ce texte ont bien compris l’importance qu’il avait pour témoigner de Dieu, c’est pourquoi ils lui ont rapporté que Dieu demanda à Moïse de  conserver par écrit la relation de cet épisode, tant ce témoignage leur semblait nécessaire. Ainsi ce texte devient la norme pour parler de la relation entre Dieu et les hommes. En devenant un texte écrit, sur l’ordre de Dieu, ce récit  devient comparable au texte de la Loi qui sera bientôt écrite pour servir de code de la foi auprès des croyants.

Désormais, toutes les initiatives  des hommes à la recherche  de la vérité sur Dieu et sur eux-mêmes seront menées à la manière de ce qui est dit dans ce passage. C’est ainsi que Dieu accompagne chacune et chacun de nous sur le chemin qu’ils doivent suivre. Mais si chacun fait confiance à Dieu pour éclairer sa route, il doit aussi comprendre que  c’est dans  l’espérance qu’il puise en Dieu que réside sa force. Dieu suscitera en lui l’énergie nécessaire pourvu qu’il se place lui-même dans sa main pour devenir lui-même l’instrument de l’énergie qu’il lui donne.

Nous avons bien compris que  cette histoire trouvera sa conclusion dans l’enseignement  que Jésus nous donne dans son Evangile. C’est lui qui désormais vient habiter l’espérance dont Jésus se fait le témoin. Cette espérance est alors pourvoyeuse d’énergie et de vitalité.

(1)Son peuple était un lointain cousin des Hébreux, Jacob était son ancêtre,  mais rien n’y fait, il se classait désormais dans les rangs des ennemis traditionnels.

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